Adieu, Elvis!

Adieu, Elvis!
on ne sait quelle obscure puissance, avaient dévalé le boulevard portant le nom de leur idole... Quelques-unes avaient essayé d'escalader le mur de briques rouges, mais les policiers les en avaient dissuadés...D'autres, poussés par le flot humain, s'étaient écrasés contre le portail, à la limite de l'asphyxie. Il y avait eu un mouvement de panique, quelques cris...

C'est à ce momment que la vieille Oldsmibile blanche est arrivée dans la foule comme un boulet de canon. Deux filles échevelées pleuraient sur la banquette arrière et le conducteur, qui pilotait tout en écoutant la radio, avait les yeux brouillés de larmes...

Personne ne saura jamais probablement ce qui s'est passé dans la vieille voiture blanche: le grand jeune homme qui la conduisait fut incapable de fournir la moindre précision à ce sujet...
Le lieutenant de garde au commissariat de la troisième Division, à Menphis, Tennessee, n'a établi son rapport que vers huit heures du matin:<<Le conducteur qui ne semblait pas être en état d'ivresse, étai manifestement en proie à une violente dépression nerveuse accompagnée de crises de larmes. La densité de la circulation est les mouvements de la foule à cette heure tardive, peuvent également avoir joué un rôle dans les circonstences qui ont provoqué l'accident. Nous avons jugé utile de garder à vu le responsable...>>

Cela c'était passé le 18 août 1977, à quatre heures du matin, Dans le bas d'Elvis Presley Boulevard, à proximité de <<Graceland Mansion>> une luxueuses demeure de style indéfini, de couleur rose bonbon, bardée de colonnades...

Depuis la veille, depuis le moment où toutes les chaînes de radio et de télévision américaines ont annoncé la mort d'Elvis Presley, ses fans n'avaient pas cessé de défiler devant la célèbre grille, forgée en solfège et surchargée d'une silhouette de chanteur de rock sa guitare entre les mains.... Il y avait là des gammins, des adolescents, mais aussi des hommes et des femmes à la démarche lourde et aux tempes argentées: ceux de la génération du <<Roi>>, qui l'ont vu gravir une à une les marches du succès... Il y avait des homes et des femmes le frond barré par une ride douloureuse, des jeunes gens gauches dans leurs <<Jeans>> délavés, pleurant en silence, des adolescentes en bermudas et chaussures de basket, frapées d'hystérie et retrouvant, pour exprimer leur douleur, les cris stridents qui marquent chaque concert réussi...Des adultes étaient venus avec leurs enfants, poussant, tirant, essayant de se frayer un passage jusqu'à la grille rien que pour apercevoir les contours de la masse rose dressée au bout de l'allée centrale....

En quelque minutes, ce 18août, plusieurs dizaines de milliers de personnes, drainées par
Un fait est certain, cependant: Elvis Presley, qui venai de mourrir quelques heurs plus tôt et qui allait être enterré deux jours plus tard dans un luxe et dans un faste digne des Pharaons, l'âme de quelques-un de ses fidèles afin qu'elles lui tiennent compagnie au cours du long voyage qu'il entreprenait

# Posté le mardi 07 novembre 2006 18:30

Modifié le mercredi 30 janvier 2008 17:58

La mort d'un homme (1er partie)

La mort d'un homme    (1er partie)
Il étaient près de huit heures du soir, ce mardi là. Comme tous les soirs, Joe Esposito était passé pour voir <<si tout allait bien>>. Une formalité, une habitude prise depuis un an, à considérer comme un devoir ou plutôt comme une précaution élémentaire.
A quarante-deux ans, le <<patron>>, Elvis Presley, avait pris beaucoup trop de poids: il pesait 105 kilos et depuis quelques mois il ne chantais plus au cour de ses récitals que du <<soul mood>>, des airs doux et nostalgiques que les discothèques passent au momment de la fermeture. Il avais bien essayé deux ou trois fois reprendre des airs célèbre de <<Jailhouse Rock>>, quelques unes de ses chansons-fétiches, et il avait terminé son tour de chant en nage, le souffle court et le coeur fou de palpitations. Alors, il avait pris la décison de suivre une cure d'amaigrissement révolurionnaire, grâce à laquelle il comptait <<effacer>> les bourrelets qui alourdissaient sa taille, l'estomac qui tenait de plus en plus difficilement dans les chemise cintrées, son double menton...
Et il avait effectivement commencé à perdre du poids. Un peut trop vite, selon ses intimes dangereusement... Aceux qui s'en inquiétaient, Elvis répondait avec un grand sourrire:
- Amon âge, je ne peux pas me permettre de ressembler à un tonneau!
Et ses amis souriaient, cachaient leur inquiètude. Elvis n'était plus un gamin, après tout!
Et il n'était pas un débris non plus, le sacré bonhomme: ses proches n'ignorait pas que le chanteur, dont la vie sentimentale avait été quelque peut <<chargée>> ces derniers temps, s'étaient brusquement assagi.
- Pour la première fois depuis que j'ai divorcé, devait-il confier a ceux qui s'en étonnaient, je suis à nouveau amoureux!!
c]Et, manifestement, Elvis était fou d'une petite brunette aux grands yeux de braise, Ginger Alden. Il étaient veritablement à genoux devant elle, ne sachant pas très bien quoi faire pour lui plaire, la comblant de bijoux et de fourures... Mais le cadeau qui, incontestablement l'a rendue follement heureuse, ce fut une somptueuse bague surmontée d'un diamant de 15carats: une bague de fiançailles, en attendant l'anneau qu'il envisageait de lui passer au doigt à Noël...

C'est pour Ginger qu'Elvis voulait maigrir. C'est pour elle qu'il voulait retrouver sa silhouette de ses vingt-cinq ans. Alors les amis, les conseillers, les masseurs, les secrétaires, les domestiques laissaient faire. Avec un sourrire entendu. Mais en se mettant d'accord, entre eux, pour qu'au moin l'un d'entre eux passe une foi par jour à la résidence rose du Roi du Rock, prendre de ses nouvelles. Constater que l'imposan quadragénaire se porte bien. A la moindre alerte, le moindre signe d'une fatigue anormale, la moindre palpitation, alerter l'hôpital baptiste de la ville...
voilà pourquoi Joe Esposito sonnait ce mardi soir à la porte de la résidence d'Elvis Presley...

# Posté le mercredi 08 novembre 2006 04:41

Modifié le mercredi 30 janvier 2008 18:06

La mort d'un homme (2ième partie)

La mort d'un homme    (2ième partie)
Pas de reponse... Intrigué, le <<manager>> du chanteur fait le tour du bâtiment, entre par la baie vitrée de l'arrière, traverseà grand pas la salle a manger monumentale, pénètre dans le salon qui lui fait suite... Et là, ce qu'il redoutait, ce qu'il appréhandait le plus, lui saute brutalement au yeux: allongé sur l'épais tapis de la pièce, Elvis est couché sur le flanc. Ses lèvres violettes tranchent étrangement sur la pâleur cadavérique de son visage...

Joe Esposito tente désepérementde le ranimer. Il lui tapote les joues, lui masse le cou et la poitrine, tente de lui faire avaler quelques gouttes d'un remontant... Peine perdue. Alors il téléphone à l'hôpital qui dépêche une ambulance, tandis que les infirmières préparaient une salle de réanimation et de soins intensifs.

Là, pendant une demi-heure, médecins et <<nurses>> ont entamé une course contre la montre, une course contre la mort. Massages cardiaques, injections d'adrénaline, massage aux électrodes, oxygène... En vain. Au bout d'une heure, le médecin légiste du comté constatait la mort de l'idole la plus adulée de l'après-guerre, le chanteur le plus célèbre, et certainement le plus riche, avait cessé de vivre.

Peut après, et avec raison le Dr Jerry Francisco procédait à l'autopsie: la mort était due à une attaque cardiaque consécutive à une arythmie... Une précision qui devait être apportée, car plusieurs personnes, et même la police, avaient cru qu'Elvis avait succombé à une <<overdose>> de drogue.

En réaliteé, l'inoubliable vedette de <<C'mon Everybody>> ne buvait presque jamais, détestait la cigarette, se méfiait de la drogue comme du diable...

- Je ne crois pas que ce soit de la malveillance, devait déclarer son médecin personnel, le Dr George Nichopoulos. Il s'agit plutôt d'un malentendu: Elvis Presley prenait effectivement des cachets, mais c'était pour perdre l'appetit et maigrir encore plus vite. Mais ces médicament ne peuvent en aucun cas être considérés comme une drogue.

Mardi soir, les téléscripteurs du monde entier répercutaient la sinistre nouvelle. Un peut partout aux Etats - Unis, les stations de radio ont immédiatement interrompu leur programmes pour annoncer la nouvelle. Dans les salles de concert les plus célèbres, des shows ont été interrompus et les spectateurs, les larmes aux yeux, ont resté longtemps debout, silencieux...

A Londres, le <<Sun>> a titré son édition speciale par une simple et terrible phrase: <<Le Roi est mort>>. Le <<Daily Mirror>> constate: << Le monde du rock en deuil>>. Ailleurs, on pouvait lire: <<Requiem pour le Roi>>

A Las Vegas, Sammy Davis Junior déclarait:
- Il était unique dans son genre... Ceux qui sont venus après lui n'ont fait que l'imiter!

A Buffalo, dans l'Etat de New York, Tom Jones à términé son récital en proie à une violente émotion.

Il m'avait influencé, devait-il déclarer immédiatement après, comme il avait influencé une foule d'autres chanteurs. Comme il avait influencé toute une génération. Il a commencé dans les année cinquante, et é l'époque j'achetais ses disques. Il m'a influencé parce que ses sons étaient tellement différents, son style était tellement différent que tout ce qu'on avait fait avant semblait brusquement terne, sans le moindre relief...

Et Pat Boone:
- On ne pourra probablement jamais mesurer l'impact qu'il a eu sur la société des années cinquante, ni la dimension du vide qu'il laisse aujourd'hui.

En France, en Grande-Bretagne, en Allemagne, partout en Europe, des milliers de jeunes fans ont cruellement ressenti la perte de leur idole. Et plus cruellement, peut-être dans les pays où il n'a jamais chanté. En Angleterre notamment, où les clubs réunissant ses fans comptent facilement plus de 10.000 adhhérants.

Told Slaughter, le secrétaire d'un <<Elvis's fans club>> de 12.000 membres a déclaré en pleurant:

-J'ai le coeur brisé, parce que nous avions toujours gardé l'espoir de l'accueillir un jour chez nous. La plupart d'entre nous ne l'avaient jamais vu aux Etats-Unis, ou en Allemagne, mais il existe une foule de jeunes qui n'auront plus jamais cette chance. C'est lui qui a tout commencé, c'est lui qui a tout fait, et voilà que les racines de la pop music sont maintenant arrachées.

# Posté le mercredi 08 novembre 2006 17:23

L'ultime hommage

L'ultime hommage
A Menphis, la ville que le chanteur avait choisie pour s'y installer, on estime que près de 80.000 personnes ont défilé dans sa villa, au cours des heures qui ont suivi sa mort. Il y a eut des incidents, des bousculades... Il y a eut surtout le terrible accident qui a coûté la vie d'une femme et de deux fillettes...

Mercredi matin, bien avant l'aube, les première personne se pressaient déjà devant la grande grille de la résidence en deuil. Une centaine, pour la plupart des femmes secouées de sanglots, attendant dans l'espor d'apercevoir la dépouille ne serait-ce que de loin.

Dans la nuit, le secrétariat d'Elvis Presley avait fait savoir que le corp allait être exposé pendant deux heures seulement, dans le <<funeral parlor>> le salon mortuaire d'une célèbre entreprise de pompes funèbres. Puis, la dépouille mortelle allait être ramenée à <<Graceland Mansion>> où un service funèbre privé devait avoir lieu avant l'inhumation au cimetière de Forest Hills, dans le mausolée qu'il avait fait construire pour sa mère...

C'est pour cette raison que ses fans, ses admirateurs, se pressaient depuis l'aube devant la grille de la demeur rose. Pour le voir une dernière fois, avant que le lourd cercueille de bronze et d'acier ne se referme définitivement sur le célèbre disparu.

Parmi eux, une petite vieille de 68ans, foulard noir sur la tête, un cabas en plastique à la main. Carmen Bonoressi d'origine Italienne, epicière a Menphis depuis près d'un demi-siècle.

- Il y a longtemps, se rappelle-t-elle, j'avais un drugstore et je me souviens d'Elvis, alors tout jeune, qui venait manger un hamburger et jouer de la guitare... C'était un être merveilleux, gentil et bien élevé. Je l'aimais beaucoup et j'aimais beaucoup l'entendre chanter... Alors, je me suis dit qui'il fallait que je vienne cette nuit pour lui dire au-revoir...

Autour d'elle, les souvenirs commencent à fuser:
- Une fois, je lui ai touché la main.
- Il y a longtemps, au court d'un concert, il m'a embrassée sur la joue.
- Il m'a donné un autographe il y a de cela plus de dix ans...
- Moi, je le voyais de temps en temps faire de la moto dans les allées de son parc...Quand nos regard se croisaient, il me faisait un petit signe de la main...

Une admiratrice, Gladys Quezada, 52ans, de San Salvador, a pris l'avion dès qu'elle a appris la mort d'Elvis. Elle a dû changer d'appareil une fois, avant d'arriver à Menphis vers deux heures du matin.
- Il était beau! dit-elle simplement.

D'autres se sont levés en pleine nuit, pour venir là avec leurs enfants. C'était le cas de Mary Craft, 33ans, tenant ses deux jumeaux par la main, et qui avait réussi on ne sait comment, de pénétrer dans la villa.

Mais l'homage le plus touchant, le plus émouvant, et le plus pur aussi, sans doute, fut celui de la petite Melinda Whittington, une petite maigrichonne de treize ans, jeans et chaussure basket, les cheveux taillés court et coiffés a la diable. Elle était là, accrochée aux grilles et regardaient l'immense villa rose dressée au bout de l'allée, comme si elle contemplait un monument historique.
- Je ne l'ai jamais vu chanter! expliquait-elle, des grosses larmes coulant le long de ses joues. Si je suis venue ici, c'est parce que je crois que c'est ici, dans cette maison, que le rock a été inventé. Mais je me trompe peut-être, je ne sais pas...
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# Posté le mercredi 08 novembre 2006 18:00

Le Mausolée

Le Mausolée
ElvisPresley a été inhumé jeudi après-midi, <<avec tous les honneurs dus à un Pharaon de l'Ancienne Egypte>> ainsi que l'à préciser le commentateur d'une chaîne de télévision. Obsédé par l'idée de la mort, du moin au cour des derniers mois de son existance, Elvis avais déjà fait construire sa tombe dans le mausolée érigé à la mémoire de sa mère Gladys Love Presley, une construction imposante ou l'on accède par une entrée ornée de quatre colonnes de style dorique. Le tout en marbre rose. Etrange coïncidence: le roi du rock reposera à quelques pas de la tombe de sa mère, dans ce cimetière de Forest Hills, situé dans les hauteurs de Menphis, au bout d'Elvis Presley Boulevard. Or, sa célèbre villa rose, <<Graceland Mansion>>, est construite à l'autre bout de ce même boulevard, en contrebas. De la maison dont il avait rêver enfant et qu'il a eue exactement comme il la voyais dans ses rêves, jusqu'à sa dernière demeure, par le boulevard portant son nom...
Ce jeudi avait été déclaré officiellement journée de deuil dans deux Etats : le Tennessee et le Mississippi. A Memphis, tout le monde se sentait concerné par la disparition du chanteur. Ilétait proclamé <<premier fils adoptif de la cité>> et tout le monde, en ville l'avait vu au moins une fois, lui avait serré la main ou lui avait parlé...
En fin de matinée, un office baptiste s'était déroulé deux heur durant dans Graceland Mansion. Office qui s'est déroulé dans la plus stricte intimité, tandis qu'au moins 5'000 presonnes se pressaient devant les grilles de la propriété et que les journalistes ne parvenaient pas à progresser au-delà des première pelouse.
Cest le révérend C.W. Bradley, de l'Eglise Baptiste de Memphis, qui officiait. Puis Rex Humbord, un ami de la famille, a prononcé l'homélie d'adieu devant les intimes du disparu, une demi-douzaine de personnes tout au plus.
- On dirait la fin d'un grand de la Mafia!
devait déclarer plus tard un journaliste sans doute furieux d'avoir été écarté. Nous pouvions aprecevoir à travers les rideux des ombres qui allaient et venaient, mais nous, nous étions tenus à l'ecart par une bande de garde du corps, une sorte de garde prétorienne à l'élégance aussi douteuse que criarde, des doigts chargés de bijoux voyants... Nous ne pouvions pas nous empêcher de les comparer a certains Mafiosi de Memphis!
Dans l'après-midi, la célèbre grille en fer forgé représentant une portée musicale, s'est ouverte. Dans le public, il y eut un momment de silence difficile à supporter, tant la tension était grande. Puis, ée fourgon mortuaire blanc a franchi le portail, flanqué d'une garde d'honneur de quatre motocycliste et suivi de quinze cadillac blanches, toutes identiques et de la couleur favorite du roi du rock.
Il était exactement deux heur et la municipalité avait demandé à la population de conserver le silence pendant une minute à cet instant précis. Mais par la suite, personne n'a plus osé parler. D'innombrable femme, trente, trente-cinq ans la plupart du temps, se tenaient le long du trajet emprunté par le convoi, tenant dans leurs bras un ours en peluche et pleurant en silence.
En souvenir de <<Let me be your teddy bear>> ( Laisse moi devenir ton ours en peluche), l'un des premiers succès d'Elvis.
Dans la ville même baignant dans un merveilleux soleil, les haut-parleurs de plusieurs magasins diffusaient les airs les plus connus du chanteur. Ce fut la marche funèbre la plus originale, la plus méritée...
A Londres, au même momment --- il était huit heures du soir, compte tenu du décalage horaire ---les fameux <<Teddy boys>>, les voyous en blousons de cuir, les durs au coeur tendre ont sangeloté pour leur idole disparue dans l'église de Cockfosters, ou ils ont suivi une messe à sa mémoire.
A Memphis, une cinquantaine de personnes seulement avaient été admises dans le cimetière ou 2'200 couronnes tapissaient les pelouses. Au premier rang de l'assistance, il n'y avait que les intimes du disparu, quelques vedettes: Sammy Davis junior, Burt Reynolds, Jack Walsh, et le vieux de la vieille John Wayne. Parmi tous ces hommes, une jeune fille aux cheveux châtains mi-longs, le visage oval: la princesse Caroline de Monaco.
Deux jours et demi durant, des dizaines de milliers de personnes se sont pressées à Memphis, dans l'espoir de voir une dernière fois leur idole. Des gens s'étaient massés le long d'Elvis Presley Boulevard pour apercevoir ne serait-ce que son cerceuil... Mais sa villa aux colonnades roses était soigneusement gardée par ses gardes du corps soudain devenu inutiles, et le fourgon mortuaire était d'une étonnante simplicité, une espèce d'ambulance aux vitres opaques,à peine décoré de quelques fleurs blanches.
Tout comme au cours de ses dernières années et malgré ses galas qui étaient chaque fois un triomphe, Elvis Presley est resté même dans la mort à l'écart du public. Réservé, mais aussi distant. Humble devant le succès mais aussi grand, très grand... Bien avan sa mort, Elvis était déjà un mythe. Et le mythe, un terrible jeudi après-midi, est passé sur l'Elvis Presley Boulevard, en direction d'un mausolée de marbre rose, suivi de quinze cadillac blanches.
Enfin, le mythe, porté sur les épaules de ses amis, a traversé l'immense parterre des fleur qui dessinaient non pas à sa mémoire mais en son honneur des notes de musique et des guitares...
Et quand le mythe est passé entre les quatre colonnes qui lui tendaient leur ombre, il était déjà une légende...!!!

# Posté le lundi 03 septembre 2007 19:35